Les principales pathologies
Cette rubrique a pour objet, le recensement des principales pathologies pouvant conduire à la perte de la vue. Elle sera illustrée par des photos-montages où l’internaute pourra visualiser comment voit une personne atteinte de l’une ou l’autre de ces pathologies.
Rétinopathie diabétique.
Maladie insidieuse, le diabète est l’une des principales causes de cécité en Europe. Elle agit à bas bruit et, lorsque le malade est alerté, il est souvent tard, le diabète a déjà fait son œuvre, d’où la nécessité d’une vigilance accrue chez les sujets à risque.
Son traitement exige une étroite collaboration entre l'ophtalmologiste, le diabétologue et le médecin généraliste. L'équilibre du diabète, un traitement adapté (parfois par laser) sont les meilleurs garants pour conserver la vision.
Le diabète entraînant une hyperperméabilité capillaire, on peut assister à l'apparition d'un oedème rétinien et maculaire, lequel peut être responsable d’une baisse de vision.
L'autre caractéristique de la maladie est de provoquer des occlusions des vaisseaux capillaires, ceux de la rétine ne faisant pas exception, ce phénomène risque donc de provoquer une ischémie rétinienne.
Enfin, dans le cas d’une rétinopathie diabétique proliférante, on peut avoir de graves complications : hémorragie intra-vitréenne ou décollement de la rétine.
On peut donc en conclure que le diabète, maladie en pleine expansion (on estime que 300 000000 de personnes dans le monde en seront atteintes en 2025) doit faire l’objet d’un dépistage précoce et d’un suivi très rigoureux.
Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA)
En France, près de 1,3 million de personnes sont atteintes de dégénérescence maculaire liée à l'âge mais on estime à près de 12% de la population le nombre de sujets qui seront atteints d’ici une dizaine d’années. Cette affection oculaire prive celui qui en souffre de sa vision centrale. Elle empêche alors peu à peu la personne de lire, de conduire ou de regarder la télévision. C'est la première cause de malvoyance chez les personnes âgées de plus de 50 ans.
Cette maladie touche aujourd’hui plus de 25 millions de personnes dans le monde. Un dépistage précoce permet de limiter la progression de la maladie.
Le glaucome
Cette maladie grave de l’œil se manifeste par une pression trop élevée du liquide intraoculaire et peut entraîner une destruction lente du nerf optique pouvant aboutir à la perte totale de la vue. Toutefois, des traitements médicamenteux parviennent à de bons résultats. Ainsi, l’administration régulière de collyres diminue la production de liquide ou facilite son drainage. Si ces traitements deviennent inefficaces ou présentent des effets secondaires trop importants, on peut recourir à la chirurgie, laquelle a fait d’énormes progrès dans ce domaine et, par dérivation, parvient à nouveau à faciliter le drainage de ce liquide intraoculaire.
Plus d'un million de personnes en France seraient concernées par cette maladie qui, elle aussi, d’abord sans douleur, s’insinue sournoisement, causant parfois de graves dégradations avant que le sujet ne s’en aperçoive. 400 000 Français seraient victimes de glaucome sans le savoir.
Néanmoins, dépisté et traité à temps, l’évolution de la maladie peut être stopée.
La cataracte
La cataracte, généralement liée à l’âge, atteint plus d’une personne sur cinq à partir de 65 ans, plus d’une sur trois à partir de 75 ans et près de deux personnes sur trois après 85 ans. Cependant, elle peut se manifester dès cinquante ans, voire quarante.
Brouillard, trouble de la vision des couleurs, éblouissement à la lumière, baisse de vision, la cataracte est l’opacification du cristallin.
S’il n’y a pas d’autres complications, la cataracte est généralement une affection relativement banale, facilement opérable (implant intraoculaire), ceci se pratiquant le plus souvent en chirurgie ambulatoire ; le sujet pouvant reprendre une activité quasi normale dès le lendemain.
Le décollement de la rétine
Une partie de la surface de la rétine peut se décoller de son support l'épithélium pigmentaire.
Un liquide s'interpose alors entre ces deux feuillets.
Le décollement de rétine est une affection grave sur le plan fonctionnel. Non traité, il peut aboutir à la perte totale de la fonction visuelle.
Dans les débuts de l’affection il est généralement localisé mais il peut malheureusement rapidement se généraliser.
Le décollement de rétine est plus fréquent chez les personnes atteintes de myopie, lesquelles présentent souvent d'importantes lésions dégénératives en périphérie de la rétine.
Chez les personnes non myopes, l'âge avancé, l'aphakie (absence de cristallin), l'athérosclérose, peuvent favoriser le décollement de rétine, lequel peut aussi survenir après un traumatisme oculaire ou une opération de la cataracte.
La rétinite pigmentaire
Des pigments dans la rétine
Depuis l’identification du premier gène impliqué dans la rétinite pigmentaire en 1984, plus de cent gènes responsables de cette affection ont été identifiés. C’est dire tous les progrès réalisés en matière de recherche !
Pourtant, aucun traitement réel n’a encore été découvert pour freiner l’évolution de cette dégénérescence des cellules rétiniennes, dégénérescence dont l’évolution peut être lente ou rapide mais qui conduit inexorablement vers une quasi-cécité.
Trente cinq mille personnes en France seraient atteintes d’une rétinite pigmentaire ou rétinopathie pigmentaire. Bien que la maladie soit d’origine génétique, les premiers signes n’apparaissent généralement qu’entre 10 et 30 ans, pour s’aggraver progressivement et aboutir le plus souvent à une cécité totale.
La myopie
Environ 25 % des Français sont concernés par cette déformation de l’oeil qui rend difficile (voire impossible) la vision de loin. Si ce défaut du globe oculaire peut être parfaitement corrigé par le port de lunettes ou de lentilles de contact, voire par une intervention au laser, en revanche, il rend l’œil beaucoup plus fragile et peut entraîner de graves complications : décollement de la rétine, cataracte ou glaucome. Il n’est donc pas à prendre à la légère et doit faire l’objet d’une surveillance fréquente.
Les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à souffrir de forte myopie.