L’œil est un organe si complexe, ses composants si nombreux, ses affections si variées que, n’étant pas des spécialistes, ’il nous serait bien impossible d’évoquer ici toutes les pathologies entraînant une gêne de la vision. Toutefois, nous pouvons nous pencher plus spécialement sur les cas que nous rencontrons le plus souvent, nous pencher sur les manifestations d’une rétine malade et dégager 4 grands types de «malvoyance» auxquels correspondent des difficultés particulières, des besoins spécifiques en terme d’attention.
Les atteintes de la vision centrale
La vision centrale est plus riche en certaines cellules nerveuses : les cônes, lesquels permettent essentiellement la perception visuelle fine. Elle est donc la plus sollicitée dans les activités telles que la lecture, l’écriture et surtout tout ce qui demande de la précision. La vision centrale est aussi celle qui permet de reconnaître les couleurs. Elle est primordiale (c’est elle qui est prise en compte dans l’évaluation de l’acuité visuelle).
Cependant, les atteintes de cette vision centrale peuvent néanmoins laisser la vision périphérique opérationnelle. Cette dernière permet alors de pouvoir se déplacer sans trop de difficultés. On voit en effet au niveau du sol et des côtés et on perçoit aisément le mouvement. Ainsi, il n’est pas rare que des personnes pourtant gravement atteintes dans leur vision centrale, perçoivent l’arrivée d’une voiture par exemple, véhicule arrivant sur leur côté droit ou gauche, possibilité très importante quant aux déplacements dans la rue. Il faut cependant préciser que, si les personnes peuvent apercevoir une voiture en mouvement leur arrivant de gauche ou de droite, en revanche, elles sont dans l’incapacité de voir un obstacle qui leur fera face, fut-il juste devant elles, d’où : attention, danger !
Les atteintes de la vision périphérique
La zone périphérique de la rétine, plus riche en cellules nerveuses dites bâtonnets responsables de la vision nocturne, de la vision en noir et blanc, est très utile pour la perception des contrastes. Ainsi, les personnes ayant cette vision résiduelle périphérique peuvent être beaucoup plus à l’aise dans la pénombre et peuvent aussi parvenir à déchiffrer des lettres noires sur fond blanc, à voir par exemple des assiettes blanches disposées sur une nappe bleu marine, etc. En résumé, elles recherchent toujours à recréer des situations où cette perception des contrastes leur permet d’utiliser au maximum ce qui leur reste de vision. Nous les encourageons dans ce sens bien entendu.
En revanche, les personnes atteintes dans cette vision périphérique, gardent ainsi qu’il a été décrit plus haut, la vision des couleurs et une vision assez nette des objets mais avec un champ visuel réduit. Celui-ci se réduisant généralement peu à peu de plus en plus, les personnes privées de cette vision périphérique, finissent par ne plus avoir qu’une vision très partielle infime ; elles voient (toujours très nettement) mais comme au travers d’un «chas d’aiguille». Elles sont obligées de « balayer » sans cesse l’ œil de gauche à droite et de bas en haut si elles veulent avoir une idée de l’ensemble de leur environnement. C’est une technique assez épuisante et nous incitons les personnes étant dans ce cas et possédant un chien guide, à faire grande confiance à leur animal puisque la zone perçue est vraiment parfois infinitésimale.
Atteintes de l’ensemble du champ visuel
Ce type d’atteinte a pour conséquence : une vision plus ou moins floue concernant tant la vision centrale que périphérique et entraîne, selon l’importance de la pathologie, une baisse plus ou moins grave de l’acuité visuelle.
Les atteintes partielles du champ visuel
Elles peuvent avoir de multiples origines et peuvent entre autres, être provoquées par des atteintes des voies optiques voire du cerveau (cortex).
Dans ces derniers cas, avis médical ainsi que diagnostic ophtalmologique sont primordiaux afin que nous puissions nous adapter aux possibilités neurologiques et visuelles de la personne de même qu’à ses facultés d’utiliser ses ultimes perceptions.