Une exceptionnelle aventure éducative, mobilisatrice et citoyenne
Historique du Marchathon ®
C’est en 1993 que fut crée le premier Marchathon sur une demande d’un établissement scolaire désirant sensibiliser ses élèves à la vie des personnes handicapées et particulièrement des personnes aveugles. Un aveugle et son chien guide anima cette présentation en décrivant avec justesse et sensibilité leur vie dans un monde en mouvement. Cette rencontre déclencha le désir des élèves de réaliser une action de solidarité pour contribuer au financement d’un chien guide d’aveugle.
Le premier Marchathon était né.
C’est en partie avec le produit des Marchathons que l’école de chiens guides - Centre Aliénor finance l’ensemble de son activité d’élevage, de formation, de remise et d’accompagnement des équipes aveugle-chien. Depuis sa création le Centre Aliénor a remis plus de 520 chiens guides.
Les Marchathons : une aventure éducative
A la base de la relation pédagogique il y a une relation humaine.
L’aveugle, par sa caractéristique particulière, interroge. Il est, comme le disent nos amis québécois, une personne exceptionnelle. Cependant cette caractéristique ne suffit pas pour que se réalise une relation fertile. Il doit savoir faire passer un message et ne pas en rester à une démarche simplement spectaculaire.
Le chien guide, véritable trait d’union avec le groupe, permet d’entrer dans la relation sans aborder de face la problématique du handicap. L’aveugle va alors avec simplicité et délicatesse expliquer pourquoi son chien guide est un compagnon de liberté, tout ce que l’animal lui apporte tant dans le domaine de la mobilité et la sécurité que dans la dimension amicale et affective. Cette introduction va enlever le stress lié au contact avec une personne différente. Ils comprennent alors que cette différence n’est que fonctionnelle.
L’aveugle va alors expliquer les différentes gênes ou empêchements dans sa vie quotidienne, le poids du regard des autres, les idées préconçues, les freins psychologiques. Il va aussi parler des outils qu’il utilise et qui facilitent sa vie (l’informatique, la synthèse vocale, le braille,…). Il ne va pas manquer d’élargir le débat aux autres formes de déficits qu’ils soient physiques, sensoriels, mentaux, ou plus simplement sociaux.
L’évocation de ces différences de fonctionnement peut ouvrir des réflexions sur la nécessité d’être des moteurs d’une ouverture à la mixité sociale et à l’expression des originalités.
Les demandes croissantes du monde de l’éducation conjuguées aux qualités pédagogiques nécessaires et spécifiques des intervenants aveugles, justifient la construction actuelle d’une équipe professionnelle « Marchathons ».